Au cœur de nos missions
Élever la qualité des systèmes éducatifs
France Éducation international accompagne les transformations des systèmes éducatifs et de l’enseignement supérieur en mobilisant expertise, coopération et formation au service des priorités des pays partenaires. L’enjeu n’est pas uniquement de conduire des projets, mais de renforcer durablement les capacités des institutions, des cadres éducatifs et des professionnels de terrain.
En 2025, cette action s’est déployée dans l’enseignement général, l’enseignement et la formation techniques et professionnels ainsi que l’enseignement supérieur. Malgré la diversité des contextes, les projets poursuivent un objectif commun : construire avec les partenaires des réponses adaptées à leurs besoins et inscrites dans leurs stratégies nationales.
Dans l’enseignement général
Le programme « Éducation 2026 »
Au Maroc, le programme « Éducation 2026 » accompagne une réforme ambitieuse visant à réduire la déperdition scolaire et à améliorer les apprentissages en français. Inscrit dans la feuille de route 2022-2026 du ministère marocain de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, il poursuit des objectifs précis : doubler la proportion d’élèves maîtrisant les apprentissages fondamentaux, réduire d’un tiers le décrochage scolaire et développer l’accès aux activités parascolaires.
Mis en œuvre avec le soutien de l’Agence française de développement, le programme associe accompagnement stratégique et appui opérationnel. France Éducation international coordonne l’assistance technique de long terme et intervient sur plusieurs leviers : révision des curricula, formation des enseignants, accompagnement des chefs d’établissement, des inspecteurs et des cadres éducatifs. L’organisation en contrats-cadres permet d’assurer la cohérence des interventions et leur articulation avec les objectifs de la réforme.
Parascolaire au Maroc : un levier structurant contre le décrochage scolaire
Le projet européen AI4T
Dans le même temps, le projet européen AI4T (« Artificial Intelligence for and by Teachers ») a poursuivi ses travaux sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement secondaire. Déployé en France, en Irlande, en Italie, au Luxembourg et en Slovénie, il a permis de former 1 005 enseignants issus de 302 établissements accueillant des élèves de 14 à 17 ans.
Les ressources développées dans ce cadre – MOOC, Open TextBook et parcours hybrides – sont désormais accessibles à l’ensemble de la communauté éducative. Leur diffusion au-delà du cadre européen, notamment auprès de pays membres de la CONFEMEN, prolonge l’impact du projet.
Cette réflexion se poursuit avec AI-DL (« Data Literacy in the Age of AI for Education »), consacré à la compréhension critique des données et des technologies d’intelligence artificielle. Le projet vise à développer les compétences des enseignants, des élèves et des chefs d’établissement afin de mieux appréhender les usages, les limites et les enjeux éthiques de ces technologies. Il associe analyse des référentiels existants, production de ressources pédagogiques, expérimentations, évaluation et diffusion des résultats.
Dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels
Le projet FORMAPRO-BTP2
À Madagascar, le projet FORMAPRO-BTP2 accompagne la modernisation des formations du bâtiment et des travaux publics. Dans un contexte de besoins croissants en compétences qualifiées, il vise à rapprocher les formations des réalités du marché du travail tout en intégrant les enjeux de transition écologique, de sécurité et de normalisation.
Le projet prévoit notamment la refonte de 18 diplômes et la modernisation des contenus couvrant une quinzaine de métiers. Cette transformation s’appuie également sur la création de nouveaux modules universitaires, le renforcement des compétences pédagogiques, l’identification des équipements nécessaires aux formations et la création d’un centre de documentation et d’orientation destiné à structurer l’enseignement supérieur du secteur.
Le projet ADESK
Au Kenya, le projet ADESK intervient dans le domaine de l’énergie solaire. Déployé dans le cadre du Fonds de solidarité pour les projets innovants, il vise à renforcer les compétences des enseignants de l’enseignement technique et professionnel tout en favorisant l’accès des femmes aux métiers de l’énergie.
Le projet associe 7 institutions partenaires et repose sur un dispositif mêlant formations en France et au Kenya, ressources pédagogiques en anglais et en kiswahili, modules hybrides et outils immersifs, notamment en réalité virtuelle. Des actions spécifiques sont conduites pour améliorer l’attractivité de ces filières auprès des femmes et faciliter leur insertion professionnelle.
ADESK Aide au développement de l’énergie solaire au Kenya
Cette dynamique se retrouve dans les activités du centre local de La Réunion. Aux Comores, France Éducation international accompagne la réforme de l’Institut de formation des enseignants et de recyclage en éducation (IFERE). Le projet PREFEC a par ailleurs permis de conduire plusieurs missions d’expertise au bénéfice de plus d’une centaine d’enseignants de français en 2025. Ces interventions illustrent une même logique : adapter les dispositifs aux réalités locales afin de renforcer durablement les capacités nationales.
Dans l’enseignement supérieur
Le projet Fonds Équipe France (FEF), accompagner la réforme de la gouvernance universitaire en Éthiopie
En Éthiopie, le projet FEF consacré à la gouvernance universitaire accompagne une réforme visant à renforcer l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur. Les enjeux sont multiples : améliorer la gouvernance, soutenir la qualité académique, développer la recherche, favoriser l’internationalisation et accompagner la transformation numérique des universités.
Mis en œuvre avec le ministère éthiopien de l’Éducation et plusieurs universités pilotes, dont l’université d’Addis-Abeba, le projet mobilise une expertise française destinée à accompagner les orientations stratégiques comme leur mise en œuvre opérationnelle. France Éducation international intervient à travers des missions d’accompagnement institutionnel, la production d’outils méthodologiques, la coordination d’expertises et l’appui aux équipes dirigeantes.
Au-delà des aspects techniques, le projet favorise les échanges entre responsables universitaires, décideurs publics et partenaires académiques. Il contribue ainsi à l’appropriation des réformes et au partage d’expériences entre acteurs.
LA COOPÉRATION EN ÉDUCATION EN 2025
- 27 projets de coopération déployés ou en cours ;
- plus de 19,2 millions d’euros mobilisés ;
- 34 pays partenaires ;
- des interventions couvrant l’ensemble des niveaux éducatifs.
Cette coopération se traduit également par l’organisation de visites d’étude. En 2025, France Éducation international a accueilli 133 participants à travers 20 visites représentant 57 journées d’échanges. Les thématiques abordées couvrent un large spectre : enseignement des langues, formation des enseignants, pilotage des établissements, orientation, enseignement et formation professionnels ou encore activités périscolaires.
Ces visites mobilisent un large réseau de partenaires : directions du ministère de l’Éducation nationale, académies, Réseau Canopé, IH2EF, INSPÉ, collectivités territoriales ou encore partenaires du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Elles permettent aux délégations d’observer le fonctionnement du système éducatif français, d’échanger avec les acteurs concernés et d’identifier des pistes de coopération adaptées à leurs contextes nationaux.
À travers l’ensemble de ces actions, FEI accompagne des transformations éducatives concrètes. Qu’il s’agisse de réforme curriculaire, de formation des enseignants, de gouvernance universitaire ou d’innovation pédagogique, l’établissement agit comme un facilitateur entre les politiques publiques, les expertises mobilisées et les besoins exprimés par les partenaires.
Faire rayonner le français
La diffusion du français constitue l’un des fondements de l’action de France Éducation international. Au-delà de l’enseignement de la langue, il s’agit de soutenir des politiques éducatives, de renforcer les compétences des professionnels, d’accompagner les mobilités et de créer des espaces de dialogue entre les cultures.
Compétences linguistiques et transformations éducatives
Fonds Équipe France (FEF)
Au Kenya, le projet FEF « Promotion du français » accompagne l’évolution des programmes d’enseignement, leur alignement avec le Cadre européen commun de référence pour les langues et le développement de compétences directement mobilisables dans les parcours de formation et d’emploi. Des missions d’expertise et de formation conduites entre La Réunion et le Kenya ont permis d’accompagner les enseignants dans l’évolution de leurs pratiques et le renforcement de leurs compétences linguistiques.
Cette réflexion s’est prolongée à Nairobi lors de la Journée internationale des professeurs de français, consacrée aux enjeux de l’intelligence artificielle pour l’enseignement des langues.
Projet d'Amélioration et de Renforcement des compétences Linguistiques des Élèves en Tunisie (PARLE)
En Tunisie, le projet PARLE vise à améliorer les compétences linguistiques des élèves en arabe et en français afin de renforcer leurs acquis scolaires. France Éducation international accompagne les inspecteurs et les cadres du ministère dans le développement de compétences en ingénierie pédagogique et éditoriale appliquées à onze disciplines. La production de ressources et l’accompagnement des équipes contribuent à structurer durablement les capacités nationales dans le domaine des manuels scolaires.
Cette mission s’appuie également sur l’expertise du département langue française. Depuis plus de cinquante ans, celui-ci accompagne les politiques linguistiques, forme les enseignants et produit des ressources adaptées à des contextes très divers.
Former les acteurs de l'enseignement du et en français
Les BELC été, hiver, régionaux et du Collège international de Villers-Cotterêts
Les BELC occupent une place centrale dans cette stratégie. Le BELC France accueille chaque année près de 400 enseignants, inspecteurs, cadres éducatifs et responsables de centres de langues issus de plus de 80 pays. Organisé autour de deux sessions annuelles, il propose une centaine de modules en présentiel et à distance.
La dynamique se prolonge avec les BELC régionaux, déployés depuis 2012 à la demande des postes diplomatiques. Près de 4 500 enseignants ont été formés dans 31 pays. En 2025, des sessions ont été organisées au Vietnam, en Égypte, en Angola et en Allemagne.
Les BELC régionaux dans le monde
La diffusion du français s’appuie également sur des dispositifs innovants comme la filière « chercheurs-enseignants » du Collège international de Villers-Cotterêts. Cette résidence de recherche-développement réunit pendant un mois des binômes composés d’enseignants et de chercheurs issus de dix-sept pays francophones. Ensemble, ils élaborent des ressources destinées à répondre aux défis pédagogiques, linguistiques ou numériques rencontrés dans des contextes plurilingues.
Lancement de la filière « Chercheurs-enseignants »
Renforcer ses compétences grâce à PROFLE+
Le numérique constitue un autre levier majeur. Présent dans près de 80 pays, PROFLE+ permet à plusieurs milliers d’enseignants de renforcer leurs compétences pédagogiques. FEI+ complète cette offre en proposant des contenus de formation modulaires accessibles à distance.
La mobilité étudiante et enseignante
Le rayonnement du français repose enfin sur les dispositifs de mobilité portés par le département des assistants de langue et de la mobilité. En organisant la circulation de milliers d’assistants et d’enseignants entre la France et près de 80 pays partenaires, ces programmes donnent une traduction concrète à la coopération linguistique.
LES PROGRAMMES DE MOBILITÉ
- 78 pays partenaires mobilisés dans le programme d’échange d’assistants de langue ;
- plus de 4 300 postes proposés en France dans 15 langues ;
- 3 113 assistants gérés par FEI ;
- 1 168 assistants de langue française déployés à l’étranger ;
- plus de 300 enseignants bénéficiaires de stages linguistiques ;
- plus de 50 mobilités professionnelles organisées.
À travers ces dispositifs, le français s’inscrit dans des parcours de formation, de mobilité et d’insertion. Il devient un outil de coopération, de qualification et d’ouverture internationale.
Romane Dranguet
J'ai découvert ce que signifie vivre en Tchéquie, enseigner, avoir des élèves et préparer des cours autour de la culture francophone.
Témoignage
Romane Dranguet
J'ai découvert ce que signifie vivre en Tchéquie, enseigner, avoir des élèves et préparer des cours autour de la culture francophone.
Suite à ma prise de poste le 15 octobre 2025, j’ai eu l’opportunité de découvrir la République tchèque ainsi que le monde du professorat. Ne connaissant pas du tout le pays, j’ai décidé de m’y installer pour l’année scolaire.
Depuis maintenant trois mois et demi, j’ai découvert ce que signifie vivre en Tchéquie, enseigner, avoir des élèves et préparer des cours autour de la culture francophone.
J’ai été très bien accueillie par mes professeures référentes, dont l’une m’a beaucoup aidée dans les démarches de la vie quotidienne : les courses, les transports en commun, le système de santé ou encore la découverte de la ville. Au-delà de cela, mes autres collègues sont également très chaleureuses, et je sais que je peux compter sur elles en cas de besoin.
Mes élèves ont entre 13 et 18 ans, et je n’avais aucune idée de la manière dont les premiers cours allaient se dérouler, n’ayant auparavant ni expérience dans l’enseignement ni réelle formation pédagogique. Au début, j’avais une certaine appréhension, notamment à l’idée d’être face à des adolescents, mais tout s’est très bien passé et j’ai rapidement pris le coup de main.
Les élèves sont souvent intimidés au début et n’osent pas faire d’erreurs devant moi, car je suis une locutrice française, j’essaie donc de les mettre en confiance.
Progressivement, j’apprends à créer mes cours, à capter leur attention, et j’ai de bons résultats puisque j’ai réussi à créer des liens avec mes élèves grâce à la communication, même si je ne retiens pas toujours tous les prénoms.
J’essaie d’apprendre le tchèque, même si la langue est très différente du français. Ne parlant que très peu anglais au départ, j’ai néanmoins pu progresser de jour en jour.
J’aime ce que je fais et ce que j’entreprends. Vivant à l’est de la République tchèque, je suis proche des frontières de la Slovaquie, de l’Autriche et de la Pologne, ce qui est un véritable atout lorsque l’on aime découvrir de nouveaux pays.
Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas mon choix. Malgré la peur ressentie au départ, je me sens désormais à l’aise, épanouie dans mon travail, bien entouré, et en constante découverte. Le plus difficile reste finalement de prendre la décision de se lancer.
Gwyneth Cassandra Meneses
J’ai toujours été attirée par l’idée de partir ailleurs, mais je n’aurais jamais imaginé aller aussi loin pour venir en France à l’âge de 21 ans, et enseigner l’anglais à des élèves de l’école primaire et du collège.
Portrait
Gwyneth Cassandra Meneses
J’ai toujours été attirée par l’idée de partir ailleurs, mais je n’aurais jamais imaginé aller aussi loin pour venir en France à l’âge de 21 ans, et enseigner l’anglais à des élèves de l’école primaire et du collège.
Pourquoi avez-vous choisi d’être assistante de langue en France ?
J’ai choisi de faire partie de la première promotion des assistants philippins en raison de nombreuses perspectives offertes par ce programme. Il me permet d’aider les élèves à améliorer leur anglais, de favoriser une immersion culturelle mutuelle (qui aurait imaginé que les élèves français joueraient Hep Hep Hooray ou Tumpakners ?), d’améliorer mon français, et d’apprendre des choses sur moi-même.
Qu’est-ce qui vous plaît en France/en Normandie ?
J’ai choisi de faire partie de la première promotion des assistants philippins en raison de nombreuses perspectives offertes par ce programme. Il me permet d’aider les élèves à améliorer leur anglais, de favoriser une immersion culturelle mutuelle (qui aurait imaginé que les élèves français joueraient Hep Hep Hooray ou Tumpakners ?), d’améliorer mon français, et d’apprendre des choses sur moi-même.
Pouvez-vous nous présenter un projet sur lequel vous avez travaillé avec les élèves (si vous en avez réalisé un) ?
Au cours de cette expérience, j’ai appris que j’étais résiliente et capable de m’adapter – que je pouvais vivre seule dans un pays étranger, enseigner et échanger dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle, mieux cuisiner que je ne l’aurais cru, et marcher sur de longues distances (surtout dans la campagne normande !)
Qu'est-ce que cette expérience vous a appris sur vous-même ?
Ayant suivi des cours d’histoire française, visiter des lieux tels que l’endroit où Jeanne d’Arc a été brulée, les falaises peintes par Monet, ou encore les plages du débarquement des forces alliées m’a beaucoup plu. Mais au-delà de ses paysages magnifiques, la Normandie m’a surtout accueillie avec une grande chaleur humaine – des inconnus qui me saluaient avec « bonjour », des collègues avec qui je partageais des repas, et d’autres plus ! Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas plus de vaches que d’habitants en Normandie.
De quelle manière le programme d’échange d’assistants de langue a-t-il transformé votre vie ?
Je rentrerai donc aux Philippines en sachant que ce stéréotype a été déconstruit, mais surtout avec la conviction que je suis capable d’aller bien plus loin que je ne l’imaginais. Cette expérience a renforcé mon désir de travailler dans le domaine de la coopération internationale. À l’avenir, j’espère évoluer dans un environnement multiculturel et continuer à construire des ponts entre les cultures, que ce soit par l’enseignement, la diplomatie, etc.
Ereen Achraf
Depuis trois ans maintenant, je vis une aventure humaine et professionnelle extraordinaire grâce au programme des assistants de langue.
Témoignage
Ereen Achraf
Depuis trois ans maintenant, je vis une aventure humaine et professionnelle extraordinaire grâce au programme des assistants de langue.
Depuis trois ans maintenant, je vis une aventure humaine et professionnelle extraordinaire grâce au programme des assistants de langue. Dès la fin de ma première année, j’ai su que je voulais continuer, et aujourd’hui, je suis ravie d’avoir été acceptée pour une troisième année. C’est dire à quel point j’aime ce que je fais ! Je travaille dans des écoles élémentaires et maternelles. Ce que j’adore avec ce public, c’est leur enthousiasme, leur curiosité, leur envie de découvrir. Mes séances durent entre 15 et 45 minutes, parfois une heure. Je les construis autour de plusieurs temps :
- Un accueil en arabe, pour bien démarrer la séance dans la langue,
- Un temps d’apprentissage, avec du vocabulaire ou des expressions simples qu’on répète ensemble de manière ludique (comme des robots ou des escargots – ils adorent !),
- Une chanson, adaptée à leur âge, que je prépare avec ma professeure référente,
- Des jeux, pour mettre en pratique ce qu’on a appris. Jouer les aide énormément : ça leur donne confiance, ça les fait participer activement. On utilise des jeux comme le morpion, le labyrinthe, des dictées d’étiquettes, des jeux de présentation, ou encore « trouve ton jumeau ».
- Un moment culturel, avec une découverte nouvelle à chaque séance : spécialités égyptiennes, monuments, fêtes traditionnelles ou faits culturels de tout le monde arabe. Les élèves posent souvent plein de questions, ce qui crée un vrai échange.
- Et pour finir : un petit bilan et un « au revoir »… toujours en arabe !
En dehors des cours, j’ai aussi eu la chance de partager des moments précieux avec les élèves : des cours de sport, des jeux de cour, parfois même des jeux égyptiens de mon enfance. Et cette année, j’ai eu l’immense privilège de participer à une classe de
neige avec une classe : une expérience inoubliable. Chaque année, je découvre une équipe pédagogique nouvelle, toujours bienveillante et chaleureuse. Nous partageons des repas conviviaux, des moments simples mais précieux, des échanges culturels, et même du badminton après les cours !
Ce programme m’a transformée personnellement :
J’ai beaucoup progressé en français, j’ai découvert la culture française en la vivant au quotidien, j’ai pu voyager en Europe, et j’ai surtout rencontré des assistants de langue venus du monde entier – des États-Unis, du Canada, d’Italie, d’Espagne, du
Liban… Des amitiés sont nées, et avec elles des échanges humains et culturels très forts.
Et professionnellement, ce programme m’a aidée à me trouver. Il m’a confirmé que je voulais continuer dans l’enseignement. J’aime transmettre ma langue, ma culture, mon pays à ceux qui en ont envie. Un moment m’a particulièrement marquée : un élève m’a dit qu’il voulait aller dans un collège où il pourrait continuer à apprendre l’arabe, car il avait aimé mes cours. J’ai même eu la chance de l’aider à faire une lettre de motivation pour son inscription. J’espère qu’il a pu concrétiser ce projet, et cela m’a beaucoup touchée de savoir que j’ai pu l’inspirer, ne serait-ce qu’un peu.
Aujourd’hui, je suis fière de faire partie de cette belle aventure humaine et interculturelle portée par France Éducation International. Merci pour ces trois années riches en émotions, en apprentissages et en rencontres. Et j’espère que ce n’est pas fini !
Garantir les compétences et développer les mobilités
France Éducation international intervient au croisement des politiques éducatives, linguistiques, migratoires et d’attractivité. En évaluant les compétences, en reconnaissant les diplômes et en accompagnant les mobilités, l’établissement contribue à sécuriser les parcours des étudiants, des professionnels et des candidats à la mobilité internationale.
Accompagner des parcours toujours plus nombreux
En 2025, l’activité du département Évaluation et certifications atteint un niveau inédit avec 863 591 candidats, soit une progression de 8 % par rapport à 2024.
Les diplômes DELF-DALF ont réuni 513 435 candidats dans 167 pays, au sein d’un réseau de 1 096 centres d’examen ayant organisé 18 727 sessions. Ces résultats confirment l’ancrage durable de ces certifications dans les systèmes éducatifs et les parcours internationaux.
La progression du TCF se poursuit avec 310 436 candidats, soit une hausse de 17 %. Le TCF Canada a concerné 124 650 candidats tandis que le TCF Intégration, Résidence et Nationalité poursuit son développement dans le cadre des politiques françaises d’accueil et d’intégration.
L’offre de FEI comprend également le DILF ainsi qu’Ev@lang, dont 38 161 tests ont été vendus en 2025. À l’échelle nationale, Ev@lang collège a permis d’évaluer plus de 819 000 élèves.
Ces certifications répondent à des besoins très concrets : poursuivre des études, accéder à un emploi, obtenir un titre de séjour ou préparer un projet de mobilité. Elles contribuent à rendre les parcours plus lisibles et plus sécurisés.
Cette mission s’appuie sur une modernisation continue des outils. Le chatbot ALIX facilite l’information des candidats. FIDELIA accompagne la correction des épreuves écrites du TCF sur ordinateur. Les outils GAEL et TEO+ renforcent quant à eux la gestion et la sécurisation des procédures.
FIDELIA
Déployé progressivement à partir de 2024, FIDELIA enrichit l'évaluation des épreuves écrites du TCF sur ordinateur en associant intelligence artificielle et correction humaine. Développée par France Éducation international avec le laboratoire CENTAL de l’université de Louvain-La-Neuve, cette solution renforce la régularité des corrections tout en préservant le principe de la double correction à l'aveugle. Elle illustre une innovation maîtrisée au service de la qualité et de la fiabilité des certifications.
La reconnaissance des diplômes étrangers
L’activité de France Éducation international s’étend également à la reconnaissance des diplômes étrangers à travers le centre ENIC-NARIC France.
En 2025, 55 726 dossiers ont été reçus. Cette activité accompagne directement les mobilités étudiantes et professionnelles en permettant aux personnes formées à l’étranger de faire reconnaître leurs qualifications.
Le centre appartient à un réseau international regroupant 57 centres dans 54 pays sous l’égide de la Commission européenne, de l’UNESCO et du Conseil de l’Europe. En 2025, il a notamment co-présidé le groupe de soutien aux pairs consacré à la mise en œuvre de la Convention de Lisbonne.
Reconnaissance automatique : bilan de deux projets phares
L’activité comporte également une forte dimension sociale. Les personnes réfugiées ou assimilées représentent 20 % des dossiers traités. À travers le Passeport européen des qualifications des réfugiés et des procédures adaptées, FEI contribue à sécuriser les parcours de publics particulièrement vulnérables.
La transformation numérique constitue un autre axe majeur. Le département a engagé un programme de modernisation intégrant automatisation et intelligence artificielle. La refonte de l’application Phoenix, le déploiement du robot conversationnel Cybèle et la mise en place d’un mailbot participent à l’amélioration du service rendu aux usagers et à la réduction des délais de traitement.
Lancement de la nouvelle version du robot conversationnel Cybèle
Certifications, reconnaissance des diplômes et mobilité poursuivent ainsi un objectif commun : permettre la circulation des savoirs, des compétences et des personnes dans un environnement international de plus en plus dense.
En articulant expertise technique, innovation, coopération internationale et qualité de service, France Éducation international contribue à renforcer l’attractivité de la France et à accompagner les grandes dynamiques de mobilité qui structurent aujourd’hui l’espace éducatif mondial.